au.ptit.bonheur

La chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule.

Mardi 26 mai 2009 à 21:24

Au Petit Bonheur... la Chance
 

texte Annie Agopian
illustrations Olivier Douzou
Editions du Rouergue

"Il y a des petits matins chagrins.
On se lève du mauvais pied... ça commence bien...
Il y a des jours comme ça, où tout part de travers.
Des jours sans,
des jours où on a une tête des mauvais jours,
des jours où même le soleil fait grise mine,
des jours où il vaudrait mieux rester couché...
Des jours où c'est l'escalade,
où les catastrophes pleuvent en cascade.

[...]

Mais c'est pas le jour.
Alors on fait contre mauvaise fortune bon coeur.
On se dit que tout ça pourrait être pire, et on voit la vie sous un jour meilleur,
un jour nouveau, un jour si beau,
un jour simple comme bonjour,
un jour si merveilleux que l'on n'en croit pas ses yeux.
On s'étonne de tout...
Et de rien on se fait une fête.
Beaucoup, à la folie,
on aime la vie passionnément.
On se sent heureux, le coeur léger.
On se dit qu'en réalité on vit un vrai conte de fées.

[...]

Ainsi va la vie,
avec ses hauts et ses bas,
ses coïncidences, ses hasards.
Autant la prendre comme elle vient,
sans en faire tout un bazar,
au petit bonheur des jours,
au petit bonheur la chance."


J'ai beau être une ex-lectrice de grands classiques, mon livre préféré restera encore longtemps ce livre d'enfants, cette véritable leçon d'optimisme, qui me remonte régulièrement le moral, beaucoup plus efficacement que le chocolat noir. Voilà. Et ce matin était un vrai matin chagrin, alors les mots me sont venus naturellement en tête, et j'ai souri, faiblement, seule, sous la grisaille poitevine.

Et j'écoute Christophe Mali, ce soir. Lili, Caméléon. (Pour n'en citer que deux.)
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Publié par au.ptit.bonheur

A découvert, à découvrir

Dimanche 10 mai 2009 à 22:17


Par moments, regarder le monde à l'envers, croire en tout, en l'éphémère, décider, d'aller de l'avant, car il y a dans l'air, par moments, ce léger souffle séduisant, peut-on rester débutant, apprivoiser ses nerfs ?                (Louise Attaque, La traversée du désert**)


            Pendant que mon cerveau broie du noir à volonté, noir qu'il crée d'ailleurs de toutes pièces, mon chat s'amuse avec les stylos et pinceaux qui sont dispersés sur mon plancher. Moi, je souffre et je m'ennuie. De la vie. Elle me fatigue, pour l'instant. Et puis cette année qui s'achèvera sur ce magnifique bouquet final. Et après, partir. Ma mère m'a refilé le dernier disque d'Emily Loizeau, à cause de Sister (cliquez pour le lien), à ce sujet du "partir un an". Partir, ça m'angoisse, beaucoup. Mais ces papillons dans le ventre et cette envie mortelle de ne pas croupir ici, d'aller voir ailleurs si j'y suis, de vivre autrement et pareil... Quatre ans que j'attends ce moment, celui où le train se détachera du quai parisien. Et puis, je peinturlure en couleurs l'une de mes 'sculptures' de plâtre, je suis heureuse. Donnez-moi un papier, un crayon, des couleurs et peut-être un appareil photo, je vous promets de disparaître pour un p'tit bout de temps. Marre du quotidien mortellement inintéressant, monotone, répétitif. Marre surtout et de plus en plus du lycée, je n'fous plus rien, catastrophe, nous allons dériver mes amis.
           Je le cache bien, mais je suis heureuse, même si bancale, dans cette non-vie.

Emily Loizeau, La Femme à Barbe (mon méga coup de coeur).
Et, aussi et surtout parce que c'est un duo avec Thomas Fersen, The Princess and the Toad.

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