au.ptit.bonheur

La chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule.

Samedi 17 février 2007 à 16:05

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C'est bizarre, tout. 


        Tout est bizarre. Tout m'étonne. Tout me surprend. Tout m'intrigue. Tout fait de moi une petite fille mi-émerveillée, mi-effrayée. Tout installe dans mes grands yeux noirs des étoiles éphémères. Et si "Tout", ça venait de beaucoup moins ? Et si "Tout", ça venait de ce n'importe quoi, de cette bousculade de sentiments qu'il y a en moi et que je n'arriverais jamais à camoufler ?

Censée écrire une lettre en germain, pour permettre mon séjour dans cette belle contrée. Censée. Mais toujours insensée.

 



 

 

     J'ai l'impression que tout bouge, à une vitesse très faible, presque dérisoire, mais que l'on ne peut rien arrêter, rien empêcher. J'ai l'impression que l'image que l'on donnait de nous avant s'effondre peu à peu, pour nous permettre de sortir enfin de cette couverture. Avec cette image, je tombe aussi, de vingt centimètres en vingt centimètres, de façon invisible. 

Le printemps est de retour, on est en février. (Forcément que les clémentines sont dégueu.)

Publié par au.ptit.bonheur

Ph'tographions

Mardi 6 février 2007 à 22:24

de toute façon, vu qu'mon sky est en maintenance, si j'veux poster un article quelque part, ce s'ra ici ! 

Alors, allons-y gaiement... J'suis d'humeur tellement joyeuse aujourd'hui que c'en est suspect.

        Sortie de cours, je plonge au cinéma. Das Leben der Anderen (La vie des autres). Sublime. Extraordinaire. J'ai appris un tas de choses. Forcément, la vision donnée de la vie quotidienne en l'Allemagne de l'Est est extrêmement négative, mais je pense que c'est assez réaliste. J'ai eu peur à un moment que le film tombe dans le tout-beau-tout-gentil, parce que bon, quand le méchant policier de la Stasi est devenu sympa, et a commencé à couvrir les gentils artistes, on oubliait presque toute la pression qui pesait sur les épaules du gus et le fait qu'il allait obligatoirement se faire pincer par ses supérieurs. Mais nan, ça finit dans la mouïze pour certains, et un peu mieux pour d'autres (j'dévoile pas trop, au cas où quelqu'un irait le voir). Et puis, la morale est belle, et l'idéalisme du poète, qui pense que les gens changent et évoluent, se trouve justifié. Je retiendrai la scène de l'ascenseur avec le gamin ("Et comment s'appelle ton..." pause "ton ballon ? Comment s'appelle ton ballon ? " et là, fiou, le peuple respire...), et le début de la filature, quand Dreyman joue au foot dans la rue avec ses petits voisins. Et bien sûr, Die Sonate vom guten Menschen. Et beaucoup d'autres choses.

HGW XX/7

HGW XX/7

Wer ist HGW XX/7 ? 

Publié par au.ptit.bonheur

A découvert, à découvrir

Lundi 5 février 2007 à 21:14

que vous dire ?

plein de choses. mais il faut un commencement. pour que ça se tienne un minimum. après, je le sais très bien, ça partira dans le décor, mais il faut que je vous donne l'illusion, pour commencer, de quelqu'un de rangé. je ne pense pas pouvoir y arriver.


            Moi, Nina, 16 ans dans deux semaines jour pour jour (lundi 19 février), fillette fatiguée, habitante de Pictavie d'Outre-Clain, et Pictavienne de ce fait, aînée de ma fratrie (deux p'tites soeurs au compteur), 1m68, droitière, matheuse (et fière !), souvent amoureuse, toujours fatiguée (à moins que ce soit l'inverse), mange des pommes et des radis, prends des crevettes au self pour manger le beurre, me nourris également de pain et de mayonnaise, n'aime pas le café, déteste devoir mettre ma couette dans sa housse de couette, préfère le bordel à toute forme de rangement, possède un plafond fissuré en son centre (mère de famille nie tout responsabilité des gamins qui sautent aussi haut que le marsupilami et avec la légèreté du mammouth), yeux bousillés par des heures de lecture clandestine à la lampe de poche dans ma grande jeunesse, aimerais vivre chez mon père, me plaint souvent, et aime qu'on me plaigne, aime écrire et dessiner, sans posséder aucun talent artistique, fascinée par Garfield, et amoureuse de JEFF (Buckley, bande d'ignorants !) et d'autres aussi, mémoire saturée par les il(s), les lui(s), Lui, souvenirs d'enfant disparus, ou presque, peut-être est-ce mieux ainsi, déteste devoir faire ce qu'on lui demande, aime massacrer l'allemand et l'anglais (surtout les chansons de Jeff), sers d'ouvreuse de portes pour messire chat et sa camarade débile, vénère un lapin en peluche...

 

 



 

 

et ce n'est qu'un extrait. ça promet, hein ?  
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Publié par au.ptit.bonheur

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